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| PATRIMOINE NATUREL |
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FAUNE ET FLORE |
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Une flore exceptionnelle  aux multiples vertus Le territoire du massif du Mézenc et des sources de la Loire offre une flore exceptionnellement riche et variée qui ravira botanistes et promeneurs. Dame nature y a parsemé de-ci de-là toutes sortes de plantes pour le plaisirs des yeux mais aussi utilisées pour notre bien-être et notre santé. Toutefois,certaines espèces sont protégées et il convient de les admirer uniquement du regard. Les prairies ou les landes rocailleuses offrent une multitude d’odeurs et de couleurs avec la pensée sauvage, la violette du Mézenc, le serpolet (thym sauvage au goût citronné), la jonquille, le narcisse, la grande gentiane, l’arnica réputée pour ses vertus apaisantes et cicatrisantes, l’épilobe que l’on rencontre le long des chemins durant l’été, la digitale pourpre, le lys martagon. |
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Les zones tourbeuses réservent plusieurs espèces protégées comme le Rossolis à feuilles rondes, la Ligulaire de Sibérie (relique glacière très rare), l'oeillet superbe ou encore la Drosera, plante carnivore. |
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| L’épilobe
en épi epilobium angustifolium |
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D’une hauteur pouvant atteindre 1,20 m, les belles hampes pourpres serrées font une couverture de luxe dès le mois de juin à des hectares de landes. L’épilobe se reproduit par ses racines et crée un réseau inextricable qui stabilise le sol, mais ne laisse pas beaucoup de possibilités de développement aux autres plantes. | |
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L'anémone pulsatille (ou la pulsatille printanière) Pulsatilla verna Chair délicate dans le manteau de fourrure de son calice, la pulsatille printanière fleurit les sommets du Mont Mézenc et son voisinage (Alambre, Cholet), dès le début du mois d'avril parfois sous la neige. Il s'agit d'une espèce protégée subalpine affectionnant les landes à bruyère les plus arides, très sensible à la précocité de l'ensoleillement printanier. C'est aussi une espèce toxique uniquement utilisée en homéopathie. |
| Un ensemble de fiches botaniques du massif du Mézenc et des sources de la Loire est disponible dans les Offices de Tourisme du massif. |
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La faune
Le massif du Mézenc et des sources de la Loire est le premier rempart important à l’ouest des Alpes. Cette situation lui confère le rôle de point d’hivernage pour les espèces montagnardes venant des régions alpines. |
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La marmotte des Alpes (Marmota marmota)
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Connue de tous, la marmotte diurne et peu farouche, est l’animal emblématique des montagnes.
Les randonneurs identifient facilement sa silhouette dressée sur un rocher ou son sifflement d’alerte. En fin d’été l’adulte pèse de 4,5 à 7 Kg Pour se soustraire aux rigueurs de l’hiver, la marmotte hiberne d’octobre à avril dans un terrier. Son régime alimentaire est principalement composé de plantes. De 1980 à 1991, une centaine de marmottes ont été introduites dans le massif du Mézenc par les agents de l’ONCFS (ministère de l’écologie). Depuis l’arrêt des lâchers, les comptages font apparaître un doublement de la population en dix ans. Ce rongeur constitue une proie potentielle pour l’aigle royal qui colonise le département de l’Ardèche depuis le début des années 1990. Ces animaux sont protégés dans les départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire. La marmotte des Alpes a été introduite en 1985 et s’est bien acclimatée dans le massif notamment dans les nombreux pierriers du mont Mézenc et des narces de Chaudeyrolles. Elle partage son territoire avec l’hermine, la belette, le lièvre, la fouine, le blaireau, le renard roux, le sanglier et le chevreuil. |
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Oiseaux Le massif possède aussi une grande diversité ornithologique. De nombreuses espèces d’oiseaux relativement rares peuvent y être observées telles que le merle de roche, le grand corbeau, le milan royal, le circaète Jean Leblanc, le busard cendré ou le venturon montagnard. |
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La truite de rivière ou fario Salmo trutta fario |
De la famille des Salmonidés, elle affectionne le cours supérieur des rivières et des torrents.
On peut l’observer fréquemment dans la Loire et tous ses affluents, aux eaux fraîches, vives et bien oxygénées.
La truite chasse en général à l’affût à proximité de son gîte où elle se réfugie à la moindre alerte.
Sa couleur fluctue en fonction de la nourriture qu’elle ingère mais surtout de l’aspect du fond de la rivière. Sa nourriture est constituée d’insectes durant les cinq premières années de sa vie puis d’autres poissons comme le chabot et parfois même de batraciens quand elle vieillit. |
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La Loutre (Lutra lutra) La loutre est l’un des mammifères les plus rares de France, protégée depuis 1972. Le piégeage, mais aussi la pollution et la destruction de son habitat, ont conduit l’espèce au bord de l’extinction. Un noyau de population s’est néanmoins toujours maintenu sur une partie du bassin versant de la Loire. Un mouvement de recolonisation se manifeste même depuis une dizaine d’années. D’une taille moyenne de 1 à 1,20 m pour environ 6 à 12 kilos, la loutre est une excellente nageuse. La loutre a une portée de 1 à 3 loutrons par an. Son territoire comprend plusieurs kilomètres de cours d’eau. Sans nuire à l’équilibre des populations piscicoles, elle se nourrit principalement de poissons, mais aussi de batraciens et de mammifères. La loutre est devenue l’une des espèces symbole de la qualité des milieux aquatiques |
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VOLCANISME
De hautes terres volcaniques au relief contrasté. Le Mont Mézenc (1753 m ) est le point culminant des départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire. Autour s’étend un massif volcanique aux paysages contrastés avec ses sucs, versant Sud-Est, dont le Gerbier-de-Jonc, célèbre pour les sources de la Loire, et ses hauts plateaux, versants Nord-Ouest. la formation du massif du Mézenc Gerbier Au cours de l’ère tertiaire, la bordure orientale du Massif Central fut soulevé et craquelée; de grandes fractures découpèrent la région du Velay, les volcans firent leur apparition. L’activité volcanique du massif Mézenc-Gerbier en particulier a duré près de 5 millions d’années (de -11 Millions d'années à - 6 Millions d'anées) . Le mont Mézenc est constitué d’une énorme masse de phonolite, roche volcanique claire et sonore, mise en place à travers d’épaisses coulées de roches basaltiques noires. |
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Troisième sommet du Massif Central et géant des Cévennes, l’appellation Mézenc proviendrait d’ailleurs de deux radicaux
celtes « mez » et « enc » dont l’un signifie espace et l’autre feu. A l’est,le rebord du pays des Boutières offre des paysages saisissants, ouverts sur les vallées ardéchoises intensément travaillées par l’érosion. C’est en fait un basin effondré qui descend brutalement vers la vallée du Rhône. |
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| Aux sources de la Loire, des eaux de qualité |
Le massif du Mézenc et des sources de la Loire
est une vaste zone de plateau bordée par les pentes raides de la Cévenne ardéchoise à l’Est et par le plateau vellave à l’ouest.
La ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée limite la pente du versant rhodanien et le plateau du versant ligérien. C'est sur ces hautes terres que la Loire, plus long fleuve de France, prend sa source. Si le mont Gerbier-de-Jonc en a tiré sa célébrité, c'est en fait d'une multitude de sources et de ruisselets aux eaux fraîches et de qualité que le fleuve nourrit son cours naissant. |
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LES INFLUENCES CLIMATIQUES
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Le climat observé aux sources de la Loire est frais et humide : les températures moyennes annuelles sont comprises entre 6 °C et 8 °C et les précipitations, assez régulières toute l’année, dépassent 1 000 mm. Les traits du climat s’expliquent d’abord par la position géographique du secteur, carrefour d’influences entre les trois principales circulations atmosphériques qui régissent le climat de la France : circulations océaniques, méditerranéennes et continentales. Par ailleurs, les reliefs qui s’élèvent à des altitudes supérieures à 1500 m sur les plus hauts sommets confèrent au climat des sources de la Loire un caractère montagnard affirmé. L’hiver est froid et assez bien arrosé. Les températures moyennes sont négatives durant les mois de janvier et de février de telle sorte que les précipitations sont souvent neigeuses. Par temps venté et neigeux, toute circulation devient périlleuse avec des congères de plusieurs mètres formées par la burle, qui obstruent les routes et les chemins. Néanmoins, les influences océaniques amènent des redoux fréquents tout au long de l’hiver. |
| Les saisons intermédiaires, assez courtes si on se réfère
aux régimes des températures, correspondent aux périodes les plus arrosées, en lien avec l’influence des flux méditerranéens.
Les fortes pluies associées aux flux méditerranéens engendrent parfois des crues importantes dans le bassin supérieur de la Loire
(septembre 1980). En été, les températures dépassent difficilement 15 °C sur les hauts plateaux mais deviennent plus agréables dans les vallées aux altitudes moins élevées. Les orages entretiennent des apports d’eau significatifs durant toute la saison. |
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